Avis aux professionnels du marketing : la fameuse « ménagère de moins de 50 ans » est morte et enterrée ! Avec elles disparaissent les modèles verticaux et cohérents qui enfermaient l’individu une fois pour toute dans un modèle figé. Vous étiez une femme, vous aviez entre 18 et 49 ans … vous étiez automatiquement qualifiée de ménagère de moins de 50 ans, qui regarde TF1 et fait ses courses à Carrefour !
Aujourd’hui le consommateur, se réveille et se révolte. Il sort des cases et des modèles en jouant sur toute un palette de logiques différentes et souvent contradictoires.
Du low-cost au luxe, de l’hyper urbain au rural, du business aux loisirs, de la famille au célibat, du « fast » au « slow » etc. Il veut tout et ne renonce à rien !
A l’instar d’un DJ avec sa table de mixage, au gré des circonstances, le nouveau consommateur active telle logique ou met telle autre en veilleuse. Bref, Il compose son propre mix comportemental selon le sujet considéré. (cf les 17 logiques du nouveau consommateur métropolitain www.lesmetropolitains.com).
Comment toucher alors ces nouveaux consommateurs si tout ciblage ne peut être que contextuel et situationnel ? Comment raisonner sur des personnes qui sont dans cet état d’esprit là , dans ce lieu là, à ce moment là … sachant qu’après et ailleurs, tout change et qu’elles n’agissent plus pareil ?
Cela nous oblige, nous les marketeurs et les communicants, à changer notre manière de penser et nos outils prédictifs. Il nous faut absolument inventer un marketing qui ne considère pas la schizophrénie comme une maladie, mais comme une forme d’adaptation et d’optimisation individuelle, dans un contexte social et économique de plus en plus concurrentiel.
Oui, le consommateur est schizophrénique, ne nous en désolons pas et cherchons plutôt en réponse à construire le marketing qui va avec.
Imaginons un instant que l’individu soit devenu un « consommateur total », qui gère au mieux sa consommation de soi et des autres, des marques et des institutions. Il est à la tête de sa propre « petite entreprise de consommation » et cherche à réaliser le plus grand profit possible. Son job consiste en un véritable « travail de consommation » en recourant à toute une palette d’outils divers. Continuer à le considérer simplement comme le client final d’une marque serait vraiment réducteur.
Et si nous changions de registre pour s’adresser à lui plutôt comme à un « gestionnaire de lui-même » qui met en œuvre des stratégies propres ? Les marques deviendraient alors des outils à sa disposition pour optimiser ses gains.
Et si le réveil du consommateur sonnait aussi le réveil du marketing ?
Cliquez ici pour voir la vidéo Les Métropolitains.
Monique Wahlen
Directrice du planning stratégique de G2 Paris
Directrice de l’observatoire L’Oeil du Mouton
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